René Gabriel
99 : Pourpre rubis sombre. Le bouquet révèle des notes de champignon noir, de bois de hêtre ; l’ensemble paraît très réservé, avec un fruit sur la défensive. En bouche, merveilleusement doux, presque confituré dans sa matière ; et là, soudain, beaucoup de fruit dans une finale longue. Un peu simple, mais très adapté à la gastronomie. (17/20). 18 : Rouge vineux évolué, légèrement mat et s’éclaircissant nettement. Bouquet demi-doux et en même temps poussiéreux : chocolat au lait, notes de lilas (florales). Ensemble au nez assez simple, mais malgré tout agréable et ample. Bouche souple, de style bourguignon, contours confiturés rappelant la gelée de groseille. Un très bon vin, qui a profité du potentiel général du millésime. Il offre un plaisir « pomerolais » à la bourguignonne. (17/20). 21 : La robe est d’un rouge profond séduisant, pratiquement sans reflets d’évolution. Le bouquet est aromatique, avec de fines touches fumées typiques du Merlot, du bakélite, des roses sombres, des notes sanguines et du chocolat noir. Encore à demi fruité, mais aussi floral, avec une expression discrètement fraîche. En bouche, assez charnu, avec une astringence fine et structurante. La trame paraît d’abord légèrement friable, puis devient de plus en plus souple et offre une belle tenue aromatique en finale. Un Pomerol très classique, posé, introverti, montrant la vinification typique de Moueix. Ce sont aussi des vins qui ne se mettent en place qu’avec une aération prolongée et qui sont des compagnons de table idéaux. (17/20).