René Gabriel
04 : 32 barriques. Grenat éclaircissant. Bouquet ouvert, lourd, aux arômes de café, avec des notes de prune et une touche de curry, des notes de gibier et d’olive. En bouche, souple, velouté, montrant une acidité très profonde, finale maltée paraissant un peu unidimensionnelle, café froid en fin de bouche. Un vin épais qui, d’une certaine manière, fatigue. Déjà prêt à être dégusté en échantillon de fût. 04 : Lors de ma visite à l’occasion de la dégustation des primeurs, je n’ai compté que 35 barriques dans le chai, là où plus de 100 petits fûts de chêne s’empilent d’ordinaire. Grenat lumineux ; montrant une profondeur moyenne. Bouquet de noisette et de chocolat avec des notes marquées de malt, de prunes cuites et une douceur discrète, presque lourde, en sous‑main ; en outre, une pointe d’acidité volatile. En bouche, à nouveau ces notes de malt très chaudes et opulentes, mais aussi une acidité illogique, presque pointue ; arômes de praline, tanins massifs, note de réduction et tendance à mûrir rapidement. Le potentiel de puissance est grand, mais la configuration acide semble un peu trop basse. Un vin difficile à juger, auquel il manque surtout de la fraîcheur. (16/20). 07 : Rouge vin mat et sombre, bord nettement éclairci. Bouquet lourd et sucré, prunes, notes de figue, malt, torréfaction de café, nuances de porto. En bouche également lourd et épais, caramel sombre ; les notes de malt dominent les arômes proprement vinicoles ; thé froid, notes de Bounty ; au cœur, l’extrait révèle des notes finement amères et charpentées, qui apportent finalement un certain nerf. Un vin polarisant qui pourrait aussi convenir au trafic de drogue – en raison de son potentiel d’addiction.